Pendant que le blog était en pause : les projets d’écriture de l’été

Cela faisait plusieurs semaines que je n’avais rien publié ici.
Pas parce que j’avais arrêté d’écrire.
Et encore moins parce que je n’avais plus de projets.
J’ai simplement mis le blog en pause pendant l’été. Mais pendant ce temps, mes projets d’écriture ont continué à avancer.
Les journées ont défilé et j’ai dû faire des choix. Entre les manuscrits, les corrections, les recherches et tout ce qui accompagne la création d’un livre, le temps passe souvent beaucoup plus vite que prévu.
Alors le blog est resté silencieux.
Mais derrière ce silence, le travail a continué.
Et même beaucoup.
Cet été, j’ai principalement avancé sur deux projets d’écriture qui, à première vue, n’ont absolument rien en commun :
mon prochain thriller, L’Enfant Miroir,
et mon nouveau guide pratique consacré à la sublimation.
D’un côté, des souvenirs, des dessins et des certitudes qui commencent à se fissurer.
De l’autre, des imprimantes, des presses, des encres et des objets à personnaliser.
Deux univers complètement différents.
Et pourtant, ils occupent tous les deux une place importante dans mon travail actuel.
L’Enfant Miroir poursuit son chemin

Après La Marge d’interprétation et L’Effet Mosaïque, j’avais envie de continuer à explorer ce qui me fascine dans les thrillers psychologiques.
Le doute.
La mémoire.
Les souvenirs que l’on croit exacts.
Et tout ce que notre esprit peut transformer sans même que nous en ayons conscience.
C’est ainsi qu’est né L’Enfant Miroir.
Le manuscrit a beaucoup avancé cet été. J’en ai terminé une première version complète, puis je l’ai confiée à mes bêta-lecteurs.
Cette étape est toujours particulière.
Lorsque l’on travaille pendant des semaines ou des mois sur une histoire, on finit forcément par perdre un peu de recul. On connaît les personnages, les événements et les secrets. On sait pourquoi tel détail apparaît à tel endroit.
Mais le lecteur, lui, découvre tout.
Il peut comprendre une scène d’une manière totalement différente de celle que nous avions imaginée.
Il peut repérer immédiatement un indice que l’on pensait avoir parfaitement dissimulé.
Ou passer à côté d’une information qui nous semblait pourtant évidente.
C’est pour cela que les retours des bêta-lecteurs sont précieux.
Ils me permettent de voir le texte autrement.
Depuis, j’ai repris le manuscrit chapitre après chapitre.
Je vérifie la cohérence de l’histoire.
Je supprime ce qui ralentit inutilement la lecture.
Je retravaille certaines réactions.
Je m’assure que les indices sont présents, sans devenir trop visibles.
Et surtout, j’essaie de préserver le doute.
Parce que dans un thriller psychologique, tout est une question d’équilibre.
Il faut donner suffisamment d’éléments au lecteur pour qu’il puisse élaborer ses propres théories.
Mais il ne faut pas lui donner la réponse trop tôt.
Il doit pouvoir douter des personnages.
Douter de ce qu’il vient de lire.
Et parfois même douter de sa propre interprétation.
C’est exactement ce que je cherche à construire avec L’Enfant Miroir.
Le travail n’est pas encore terminé. Il reste des corrections, des ajustements et probablement encore quelques passages que je déciderai de reprendre.
Mais le roman avance.
Et il se rapproche peu à peu de la version que j’ai envie de vous faire découvrir.
Un guide complet pour apprendre la sublimation

Pendant que je plongeais dans l’univers sombre de L’Enfant Miroir, j’avançais également sur un projet beaucoup plus coloré.
Un nouveau guide pratique consacré à la sublimation.
Si vous découvrez cette technique, la sublimation permet de transférer une image sur différents supports grâce à une encre spéciale et à la chaleur d’une presse.
On peut ainsi personnaliser des mugs, des textiles, des plaques, des objets décoratifs et beaucoup d’autres supports.
Lorsque l’on regarde les créations terminées, tout paraît assez simple.
On imprime.
On presse.
Et on obtient un bel objet personnalisé.
Enfin… en théorie.
Parce que les premiers essais ne se déroulent pas toujours comme prévu.
Les couleurs peuvent être ternes.
Le motif peut laisser des ombres.
Le papier peut bouger pendant le pressage.
L’image peut être mal positionnée.
Le support peut jaunir.
Et parfois, le résultat n’a tout simplement rien à voir avec ce que l’on voyait sur l’écran.
À ce moment-là, une question revient souvent :
Qu’est-ce que j’ai fait de travers ?
Le problème, c’est que les causes peuvent être nombreuses.
La température.
Le temps de pressage.
La pression.
Le choix du papier.
La qualité du support.
La préparation du fichier.
Ou encore la gestion des couleurs.
Lorsque l’on débute, il est très facile de se sentir perdu face à toutes ces informations.
C’est justement pour cela que j’ai décidé d’écrire ce guide.
Je veux proposer un apprentissage progressif.
Expliquer le matériel réellement nécessaire.
Montrer comment préparer ses fichiers.
Aider à comprendre les réglages.
Présenter les erreurs les plus fréquentes.
Et surtout, accompagner le lecteur dans la réalisation de ses premiers objets.
Le but n’est pas de donner une simple liste de températures et de temps de pressage.
Je veux que la personne qui utilise ce guide comprenne ce qu’elle fait.
Qu’elle puisse identifier l’origine d’un problème.
Et qu’elle sache comment le corriger sans devoir recommencer au hasard encore et encore.
Le livre avance lui aussi.
La rédaction est en cours, tout comme la création des illustrations et des exemples qui permettront de rendre les explications plus concrètes.
Il reste encore beaucoup de travail.
Mais sa structure se précise et les différents chapitres prennent peu à peu leur place.
Deux univers qui ne sont peut-être pas si éloignés
Écrire un thriller psychologique et rédiger un guide sur la sublimation peuvent sembler être deux activités complètement opposées.
Et d’une certaine manière, elles le sont.
Je ne réfléchis évidemment pas de la même façon lorsque j’écris une scène inquiétante ou lorsque j’explique comment réussir le pressage d’un mug.
Pourtant, je retrouve dans les deux projets une même exigence.
Je dois organiser les informations.
Choisir le bon moment pour les transmettre.
Me mettre à la place du lecteur.
Et vérifier qu’il pourra suivre le chemin que j’ai construit pour lui.
Dans un thriller, une information donnée trop tôt peut révéler toute l’intrigue.
Dans un guide, une information donnée trop tard peut empêcher le lecteur de comprendre une étape.
Dans les deux cas, chaque élément doit arriver au bon moment.
Et dans les deux cas, écrire ne consiste pas seulement à remplir des pages.
Il faut relire.
Corriger.
Recommencer.
Supprimer certains passages.
Puis parfois les réécrire complètement.
C’est une partie du travail que l’on voit peu une fois le livre terminé.
Le blog reprend, lui aussi

Le blog reprend donc aujourd’hui après cette pause estivale.
À partir de maintenant, je vous retrouverai de nouveau chaque samedi.
Je vous parlerai de mes romans, de mes guides pratiques, de leur création, mais aussi des sujets qui se cachent derrière chacun de mes livres.
Certains articles vous emmèneront dans les coulisses de mon écriture.
D’autres vous permettront de découvrir ou de redécouvrir des livres déjà publiés.
Et d’autres encore seront consacrés à des conseils pratiques autour de la résine, de l’impression 3D ou de la sublimation.
La semaine prochaine, nous parlerons de deux livres très personnels : Ce qu’ils ont laissé de moi et Ce qu’ils ont écrit de moi.
Deux textes liés à la même histoire.
Mais racontée depuis deux points de vue très différents :
celui de la personne qui l’a vécue,
et celui des institutions qui l’ont observée et consignée dans leurs dossiers.
En attendant, j’aimerais savoir :
quel projet avez-vous le plus envie de découvrir aujourd’hui : L’Enfant Miroir ou mon futur guide sur la sublimation ?
Vous pouvez me contacter via le formulaire ci-dessous ou me retrouver sur mes réseaux :
